Lucia Olaru Nenati: Poemes

L’ideal serait

(Ideal ar fi)

L’Idéal serait que tout ce que’on  touche par la’âme des paroles

Se transforme en poème

Que de l’émail de toutes les choses

Se dessine le squelette de la  lumière

Don’t ou les a incarnees au début. 

L’Idéal serait de ne rien oublier

De mettre an ordre tout  ce qui se passe

Dans un savant  rayon  de miel

Ou la  vie  des choses trouve sa place

Chacun  d’apres son ighemonicon

L’Idéal serait que tous les beaux moments  vécus

Rentrent dans un être de musique

Une déesse des sons

Plus  pur  q’un idéal.

                       

Crépuscule d’août  vu d’en haut

(Amurg de august vazut de sus) 

Bois  encore  vert à l’or  dormant

Feuillage bruissant

Avec le désespoir calme de la dernière jeunesse

Halo petrifie au loin –  la colline

Une  chemise   palpitant   sur la corde

Car l’âme   y a étè  oublièe

Pour être emportée par le vent ;

Entre ciel et   terre

A  un  chemin de la Voie des Pluies            

pas encore dechainees

l’oeuf secret de la musique luit…

Au crépuscule d’août

Personne n’est  jamais mort 

Il n’y a que  sa couronne de cuivre

Qui  s’est lentement  fondue dans l’air

Pour l’enrichir d’une aile.

 

Peut-etre qué  s’est tout

(Poate că atît) 

Volée de feuilles, palpitation de larme

L’ordre est  renversé entre les limites du Moi Primordial

Où   il   n’y a   ni haut ni bas

Le  blanc devient gris ; le fer devent flocone

Béni soit  celui qui a imaginé l’ivresse de la danse

La lumière du fait accompli, la pureté de la larme,

La libération supérieure   de la pitié,

Soyons là ou tout se passe   en même temps,

Peut-être qu’il n’y a-t-il   pas de sens plus profond

Que celui de ramasser  le noyau des événements

Dans une niche secrète,

Peut etre  c‘est tout ce que nous avons  à faire. 

 

Definition

(Contributie la o definitie)

L’arome du  bonheur c’est comme

La paupiere pas plus lourde qu’une feuilee

Qui te delimite du ciel;

Le desir qui t’eloigne de sa brillante aile;

C’est comme si  tard nous nous reveillant jeunes,

Se hater de rever c’est  tout aussi tard.

C’est comme le fantome de l’univers qui rassemble

Encore un fois sa force d’etre

Et la moule dans l’argile fraiche pure d’une nouveau-ne

Et dans l’ebluissment de son  premier regard

Ou le monde nait encore une fois. 

 

Le Martyr

(Martirul) 

Douce douleur, confusément douce

Tout à fait  le goût  du bois, très saint martyr,

Et  les  nuages passent comme une procession

Au -dessus l’eau de tes yeux

Si  vastes

Pour tout le cortege de nuages,

Tres  saint martyr;

Et les mains , tes mains comme l’ivoire

Couvert de fleurs  blanches, peut-etre,  bois saint

Branches de ton corps

Devenu uniquement esprit. 

(Traduits  par Octavia  Buhociu )

                  

L’oubli de se réveiller à l’aube

(Uitam să mă trezesc în zori) 

Et quelquefois il m’arrivait

A oublier de me lever

C’était comme si l’on me fermait

La porte du rêve et je dormais.

Et tu venais, je te voyais

Comme la neige je t’attendais

Mais tu n’aboutissais jamais

Et tu nageais, tu t’envolais

L’eau de  l’oubli tu divisais

Et dans les vagues tu te perdais,

Les vagues de la mer de blé

T’étais le bois, t’étais la sourse

Je connaissais à peine ton Ourse

Tu connaissais à peine ma Muse

Comme l’on était deux inconnus

Nos étoils au rendez-vous

De leurs rayons ont bien tissu

La blanche fleur de l’Absolu.

Notre baiser nous attristait

Moi, je mourrais, toi, tu pleurais

Et tu nageais, tu t’envolais

Souvent tu me ressuscitais,

Et tu riais , tu t’envolais

Vers ton amour du mois de mai

Mais tu n’aboutissais jamais.

Et je pleurais, toi, tu riais,

Et je rêvais, tu  le savais

Je fis un pont de mes cheveux

Sur la lumière de tes eaux

De tout mon corp je fis un tronc

De mes mains blanches, je fis les branches

Et l’arbre de l’amour puossa

C’est l’arbre que chaqun rêva

Une ombre revenant je vis

Comme un Adam du paradis

Je t’oubliais, tu m’ pardonnais

Je me penchais , tu me vendais

Le bruit de l’argent tu sonnais

Et à nouveau  tu revenais

Et j’oubliais, oui, j’oubliais

De mes cheveux un pont faisais

Je t’attendais , je te voyais

Mais tu n’accomplissais jamais,

De m’écouter ,de me toucher

Entre nous deux l’air gémissait

La plue toujours ses gouttes versait

Dans les brouillards j t’attendais

Je t’appelais, tu m’entendais                            

Mais tu n’aboutissais jamais

Je m’attristais, tu m’appelais:

“Reste avec mois, amour de mais,

Il n’est pas juste et mérité

Des siècles, oh, t’avoir cherché

Parmi les vagues attristées.”

Je t’attendais, tu m’appelais,

Je répondais, tu m’écoutais,

Mais tu ne répondais jamais.

Et quand des nuages tu descendais

C’était à l’aube

Je m’réveillais. 

(Traduits  par Valentina Ciaprazi)

LUCIA OLARU NENATI

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