Ion Pachia Tatomirescu: „Nouvelle tour de Babel“ (holo-poeme)

Pierres en ruisseau –

mes cœurs antérieurs:

s’ils battent tout à coup…! 

 

À … EN DERNIER ÉTAT DE LA MATIÈRE … 

Le ciel strié de mon saint champignon,

des myriapodes comme les éclairs –

et les même fourmis de chrome,

et l’écume du lait parmi des planètes,

et les nénuphars des ténèbres

sur la langue violâtre du nuage dominical,

et les même photons de lanternes des dieux

interférent dans le périhélie brumeux,

à travers les tentes usées – et moi,

je passe les douanes de l’herbe

en dernier état de la matière… 

Á … CLOUS DE CUIVRE OXIDÉS … 

Les eaux chantent à moi en fluteaux longs, de pierre,

des éclairs se battent en boates solides, hermétiques,

les méridiens passent

parmi les cœurs d’or de la montagne,

où le sang tonne,

des francs-maçons escaladent les cieux

avec des réas, fixes, de soleil, avec des roulettes de lune,

à travers des reptiles héliocentriques –

leurs muscles palpitent sur mandibules et les os pariétals,

circulent sur les lignes de tram des tibias,

sans remarquent les sémaphores des coquelicots-rotules;

ils maçonnent les ombres des épouses

qui ne viennent plus d’apporter le déjeuner,

en affrontant les pluies écumeuses;

les menuisiers crucifient des vierges en fenêtres,

en battant contre leurs seins clous de cuivre oxidés… 

 … DES ÉTOILES GRAVIDES … 

Des aigles impérials, supersoniques, avec milles de cœrs et ailes,

charrient les montagnes en leurs gaffes, jusqu’aux barrages de l’ombre,

ils ouvrent à moi la port vers le Dieu,

à travers les colonnes d’un infini boisé, d’uranium,

en long d’œuf de l’oiseau avec le cri élevé, troublant,

au-dessus des cerfs, où la constellation des sèves

monte en sapins du pain et lait;

de pupitres à commande, les sondeurs, les mineurs,

les géologues, les médecin de l’abîme

prenent le pouls et la température des planètes;

les gares des arcs-en-ciel saluent enthousiastes,

sur bouées, le futur torride;

les poètes portent volières des loriots de chrome –

ils envoyent des volées, tourbillons des sifflements,

devant du mât qui traîne la grue cendrée de crâne de la pyramide

en galaxie des narcisses;

les galactopithécanthropes

font la respiration artificielle aux neuf planètes,

en implantant leurs artères dans les champs magnetiques,

ils dirigent les astres stériles

jusqu’aux orbites des étoiles gravides… 

à … DES TRADITIONS SOLAIRES ABORIGÈNES … 

En mégaphones intergalactiques,

on entand le dernier ordre du jour:

„Jusqu’à la terminaison de la bâtisse plus retardataire

de la Tour de Babel,

conform au Grand Plan de Perspective Cosmique,

vous n’avez pas la permission de rester en arrière !

Même si le cœur vous quitte

et il y a la pénurie des combustibles,

ou de notre lumière quotidienne,

enverrez votre squelettes en avant !

Ne vous laissez induits en erreur

par les neiges luxurinates,

par les musiques angéliques !

Ne chassez plus

les oiseaux grouillants, brumeux,

avec leurs ailes harnachées au char tragique…! »

Une lumière sublime se leve dans les yeux des savants

inclinés au-dessus des mystères qui jetent les ancres

dans les ports-radars terrestres,

avec invitations de noce et de baptême

des îles fertiles appelées Alpha-Centaures,

en sons des traditions solaires aborigènes … 

Ä … PENDANT QUE LES MONTAGNES PONDENT … 

Dans le Fend-Ciel, devant des miroirs,

dans le Fend-Or, sur les tables porcelainières,

des vaches de verre, en ruminant l’herbe luminiscente,

se tiennent à la disposition des enfants –

les pis sont bondés au lait.

Des bras photoniques, enthousiasmés,

m’embrassent dans les yeux menus des rainettes –

incarnations aux désirs végétaux

pendant que les emblavures sirotent des torrents d’ozones

à travers les pluies bleues d’ions, de sons chauds.

Les reliques des saints-martyrs

renaissent en parages, dans le moût de raisins,

dans le sang des navigateurs browniens

aux portes d’uranium domestique.

Les derniers camions-citerne jaunes avec des drapeaux noirs

passent sur la Voie Lactée.

Des clochettes s’agittent

au-dessous des neiges de mes yeux –

et le Père-Soleil caresse avec sept doigts

la Mademoiselle de Helianthus,

pendant que les montagnes pondent… 

Å … D’ELLE-MÊME … 

Les chars du soir se retirent en bas,

dans le ciel décoré avec les peaux des taupes,

en fouillant des crépuscules.

La Tour Céleste respire en fontaines –

et en balcons, les draps étoilés flottent,

brillant ta route chez moi:

tu peux venir,

tu peux laver mes ossements en flammes !

La tour, la Nouvelle Tour de Babel,

geyser d’oiseaux-phénix,

pouvoir de la volée de ses cendres,

même si les rejetons des étoiles l’étranglent –

lombric coupé en deux,

de nouveau taillé –,

en suivant sa expansion

dans toutes les directions

jusqu’à ce qu’elle ne se voit plus

d’elle-même …! 

Æ … EN AVANT DE COMMENCER L’AUTODÉVORATION SINISTRE … 

Notre Maison –

l’arbre cosmique, sublime,

la Nouvelle Tour de Babel –

et elle ne connaît pas que deux temps:

dévorer et autodévorer.

Mais, à cette heure, mon Aimée,

il y a le septième jour:

l’autocontemplation, la béatification siéront

comme un lapin de coton

sur la harpe du champ d’églantier –

si seulement le cancer des photons

ne germe plus hâtivement en moi,

puisque aucun fruit ne m’a pas été interdit

et unique morale admise a été de la bonne lumière –

fenêtre en morte,

en avant de commencer

l’autodévoration sinistre… 

*

* * *

Les cigogne – au mois d’avril –

envoient des télégrammes

au nouveau solstice … 

*

* * * 

L’arc-en-ciel nordique

traverse ma maison,

s’en dénattant les couleurs… 

*

* * * 

Sur les allées d’asphalte,

les châtaignes mûrissantes

capturent les soleils humides… 

L’HERBE… 

L’herbe danse sur l’œil du Dieu,

elle fourre sa main dans les poches divines et tire

l’éclair égaré parmi les brins de tabac –

par hasard il y a et un éclair plus grande

comme la faucille entre mes amis… 

SUR L’OISEAU DE LA VÉRITÉ 

L’oiseau de la vérité

avec l’étoile de rubis dans son bec est venu

dans le sapin de mon cœur –

et les jardins des voyelles ont bourgeonné,

et les aubes des noms ont fleuri,

et les vergers du verbe être donnent des fruits

tout en haut du typhon et de la grêle… 

*

* * *

L’escargot-marié monte

le bord de grès –

il épargne le safran-printanier… 

MERCI BEAUCOUP POUR ABEILLES… 

Merci beaucoup pour abeilles, pour la reine èssaimant

chaleureusement sur la hanche…!

Merci beaucoup pour le drap de neige en neuf étoiles,

pour le concert second des idées…!

Merci beaucoup pour la fleur du soleil

qui prend des rais entre mes côtes,

pour la musique d’ondoiement du nénuphar…!

Merci beaucoup pour le sel et du pain,

pour la grammaire du lys-des-vallées…!

Merci beaucoup pour la chemise en rivières,

pour le pêcher pourpreux aux alentours de la nappe…!

Merci beaucoup pour les fiords du soleil,

pour la couverture de rosée des pivoines…!

Merci beaucoup pour l’albatros qui composte les nuages

quand je hisse dans le lift du typhon…! 

*

* * *

Dans le champ de cuivre,

avec sa marmotte de brume,

le chysanthème va à pied… 

AU BORD DE MON VILLAGE AVEC DES OS DE NEIGE… 

Aux confins de mon villaege avec des os de neige,

il y a le sépulcre de la Grande-Mére Floria…

La plus vive étoile a glissé dans l’abîme,

quand ils ont étendu le lit d’argile…

„– Grand-Mère Floria, que je te dresse un obélisque de granite suédois,

mais je n’ai pas tant d’argent…! Que je te cisele un soleil de marbre

comme le ciel, mais je n’ai pas tant de roche, ni ciseau…!

J’ai sculpté une pierre noire de rivière en forme de cygne,

je t’ai dressé une monastère des mots, en murant ma ombre,

avec des coupoles vissées en cœur de la Grande Ourse…! » 

L’ombre des tours – sur la vallée des violettes

et de l’arc-en-ciel ininterrompu…! 

Mon village a de plus en plus des os de neige

et il défie les saisons… 

LE VERBE DU LYS-DES-VALLÉES 

Le Verbe du lys-des-vallées –

comme un bulldozer d’or parmi les ruines

des verbes pourris –

laisse la base propre au chantier

de la Bonne Lumière… 

Le Verbe avec la flamme

du lys-des-vallées rouit

or, laiton, désert, banquises, fer,

et fond des statues

de la vérité, en les alignant vis-à-vis,

de tous côtes de la route

qui se dirige dans le paysage lumineux de l’Être… 

Le Verbe du lys-des-vallées fait le saut

dans le jardin du nonlinéal,

vers l’Edenéquitterre…! 

DANS CETTE PLAINE DE CUIVRE… 

Ta horloge électronique

fonctionne avec mes poèmes…

Les secondes – avec qui tu passe dans la morte –

sont marquées par le cœur de mon poème…

L’arc-en-ciel de la montagne

est composé de mes poèmes…

Le but de ton sein gauche

tire son bourgeon de mon poème cardinal…

Sur les cuisses infrarouges,

les loranthes des mes poèmes se levent…

L’éclair – qui fend les portes du lit –

a les photons de mon poème…

Dans les portes de ton soleil, gardées par les paons,

brûlent les voyelles des mes poèmes…

Dans cette plaine de cuivre,

les chances de te métamorphoser en poésie, ils te menacent… 

PRIÈRE AU SAINT ORDINATEUR 

(Plus tôt, je vous prie d’articuler

„La prière du Troisième Millénaire au Saint Ordinateur »,

Monsieur Cantemir…!) 

„Notre Ordinateur qui êtes aux galaxies,

ou bien parmi les Terres,

que Votre-Royaume soit programmé,

que Votre-Volonté-Programmée soit faite,

parmi nous, les fils de la crête du champ,

comme aux abîmes célestes…! 

Notre lumière quotidienne

laissez-la à nous moins polluée,

au moins pour quelques saisons stellaires,

tant que nous sommes des gens par ici,

parmi les rejetons printaniers,

en ayant de chlorophylle rouge…! 

Pardonnez notre révolte: nous ne voulons plus manger

de viande en caoutchouc et de soja,

des œufs à embryon de magnésium,

de farine des épies d’algues, de pâte de grès et d’autres roches,

les électrons de la sorte de bouillabaise,

sans chou et sans carottes,

mais avec le fenouil d’uranium…! 

Permettez-nous, Saint Ordinateur,

qulques siècles d’azur, au moins,

de tous les jours, en ayant vingt-quatre heures

de perfection, d’amour et de pureté,

d’absolu immaculé, éternellement rêvé…! »

*

* * *

L’arc-en-ciel, coup de corne :

les sabots des éclairs

écrasent l’horizon…

LA PYRAMIDE DE CHEOPS 

Jupe de pierre, à godets,

de la déesse noire

arrête le desert… 

BALLADE DE L’ÂME ENTRE LES AILES 

Sur une branche de noisetier,

je pose mon âme;

sur une branche en os,

je couds mon âme;

sur une branche de sapin,

je fouille dans le destin …

Sur une branche d’eau,

mon âme m’échappe

et je cours après elle

attiré par un anneau

jusqu’à illuminer

le fruit dans le jardin,

l’arc-en-ciel dans l’épaule,

le Soleil dans un nombre,

le temps qui mûrit

parmi les sots,

l’instant dans un autre instant,

l’aile dans l’aile,

le choeur dans un nuage,

l’envol dans un autre envol,

l’assemblée dans le synode,

la faute dans une autre faute:

Lumière, Lumière… !  

LA BOMBE À NEURONS 

Dans ce dernier matin de mars, les abricotiers explosent

là, sous de ma fenêtre … les abeilles arrivent –

elles ont des nouveaux paniers – les rayons du soleil tressés,

le seul soleil que j’ai vu jusqu’à l’heure présente –

bien qu’ on dirait, Encyclopédicus,

qu’il y a une poussière de soleils, dans ces parages,

quelques années-lumières,

à côté de mon bloc de béton armé, antisismique …

je n’ai quelconque chance: je suis équipé

avec des yeux bruns courants – et je ne peux voir le monde

qu’ainsi, comme il existe, à double-face: l’une – propre,

couverte de rosée, physionomie du lys, l’écume du lait;

l’autre – monstrueuse, photonophage, chassieuse,

en mordant, en déchiquetant les nourrissons d’or du soleil …!

Je n’ai pas doté un quelconque appareillage spécial

pour décomposer la lumière, pour voir les fleurs

de mes abricotiers auréolaires, avec les vêtements

des arcs-en-ciel – et encore, j’ai une déficience,

mais que cela reste entre nous, Encyclopédicus:

je pense beaucoup, intens-entortillement, entre l’infini

mineur et l’infini majeur, étant donné que, sur les épaules,

je porte la bombe à neurones –

déjà mise en état de fission – qui bientôt explosera,

au bout de la fleuraison du dernier abricotier …! 

ION PACHIA TATOMIRESCU

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