PARMI LES BARREAUX J’APERÇOIS
Parmi les barreaux j’aperçois
L’écoulement fragile du destin
L’hiver n’est pas tout à fait venu
Que le printemps s’envole déja
Je n’eus pas le temps
Car tu t’es déja éloignée
Définitivement
Et depuis que la mort
M’a pris tendrement la main
J’ai commencé à vivre.
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CONFESSION EN DÉCEMBRE
J’ai si souvent demandé à l’autre
De regarder les choses en face
Mais moi je m’en suis détourné
Toutes mes condamnations
Se sont traînées devant moi des années
Mais je n’ai pas voulu les suivre
N’ai pas su les comprendre
N’ai pas pu les apercevoir
Jusqu’au bout
Rien,
Jamais je n’ai su expier
Jusqu’au bout
Seule la jeunesse passe
Seule la gaité passe
Seule la vie passe
Ma culpabilité demeure entière ;
Rien,
Jamais je n’ai su expier
Jusqu’au bout
J’ai toujours, sévèrement demandé à l’autre
De regarder les choses en face
Mais moi je m’en suis détourné
Et maintenant que je n’attends plus rien
Mon espoir est plus fort que jamais.
DORIN POPA
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